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	<title>Discussion:Musilinguistique : Un nouvel ouvrage - Historique des versions</title>
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	<updated>2026-05-09T09:28:19Z</updated>
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		<id>https://witno-ethnodoc.com/index.php?title=Discussion:Musilinguistique_:_Un_nouvel_ouvrage&amp;diff=376&amp;oldid=prev</id>
		<title>Springeram : Habilitation André-Marie DESPRINGRE, Paris IV Sorbonne. Introduction ou exposé oral)</title>
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		<updated>2019-05-01T11:10:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Habilitation André-Marie DESPRINGRE, Paris IV Sorbonne. Introduction ou exposé oral)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Voici le texte de présentation orale de ma problématique &amp;quot;musilingue&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 à Paris IV Sorbonne, lors de mon Habilitation (HDR, 1995)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1&lt;br /&gt;
André-Marie Despringre, ethnomusicologue,&lt;br /&gt;
Habilitation soutenance Paris IV, Sorbonne, du 9 Mars 1995&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poésies chantées populaires des pays de France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Analyse et interprétation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Itinéraire, démarche, objet d’étude, hypothèse et questionnements, premiers résultats)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Itinéraire&lt;br /&gt;
Recherche commencée il y a 25 ans.&lt;br /&gt;
Des enregistrements sonores et vidéographiques, de centaines de pièces chantées et&lt;br /&gt;
aussi instrumentales&lt;br /&gt;
1970/80, avant la thèse,&lt;br /&gt;
— ethnographie et monographie des chants du Ht Jura,&lt;br /&gt;
— enquêtes sur les fêtes et carnavals du Nord de la France,&lt;br /&gt;
- classement des rites et transcrit les textes flamands et leurs musiques, - procédé à&lt;br /&gt;
quelques analyses musicales mais peu d’interprétation n’étaient possibles à l’époque.&lt;br /&gt;
1980/85 : acquisition des méthodes structurales d’analyse au département&lt;br /&gt;
d’ethnomusicologie du Lacito dirigé par S. Arom.&lt;br /&gt;
Musilingue&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la soutenance d’une thèse d’ethnologie à Paris V, une ouverture vers l’analyse&lt;br /&gt;
formelle des chants a été possible par mon organisation de rencontres systématiques&lt;br /&gt;
avec des ethnolinguistes, métriciens et ethnologues. J’ai lancé depuis 1986, Musilingue,&lt;br /&gt;
groupe interdisciplinaire de recherche qui évolue vers une musilinguistique en cherchant à&lt;br /&gt;
mieux décrire la dialectique langue/musique dont N. Ruwet précisait qu’elle était de&lt;br /&gt;
nature anthropologique. On se réfère régulièrement à ce courant dans les articles et&lt;br /&gt;
ouvrages qui sont au nombre d’une trentaine. Je considère aussi, avec J. Molino, que&lt;br /&gt;
l’ethnolinguistique tout comme l’ethnomusicologie, sont des disciplines frontières que&lt;br /&gt;
j’associe pour décrire et interpréter le chant populaire français. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les limites disciplinaires&lt;br /&gt;
sont alors données par chaque chercheur qui les établit selon sa compétence et son sujet,&lt;br /&gt;
elles peuvent renouveler la linguistique et la musicologie par l’introduction de la&lt;br /&gt;
démarche anthropologique.&lt;br /&gt;
L’évaluation du sujet de la thèse avait été faite par des représentants de trois spécialités :&lt;br /&gt;
sociologie, ethnologie, musicologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2&lt;br /&gt;
Ce qui m’avait alors frappé c’est que l’attente scientifique de chacun de ces spécialistes&lt;br /&gt;
se manifestait plus en fonction de leur propre discipline qui, de fait, traversait l’objet&lt;br /&gt;
“chant populaire”, qu’en fonction de l’existence d’une dialectique interne au sujet.&lt;br /&gt;
Cependant j’ai partiellement poursuivi dans le sens que l’on me demandait :&lt;br /&gt;
en musicologie : j’ai présenté l’hymnodie comparée du chant des géants de Cassel,&lt;br /&gt;
Reuzelied dont nous allons reparler ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j’ai démontré l’utilité des analyses structurales de la musique, pour la description et le&lt;br /&gt;
fonctionnement de cet hymne, de tradition orale et écrite, à la fois :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
en linguistique, &lt;br /&gt;
j’ai publié un article sur les langues des chants de Flandre ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
en ethnologie : &lt;br /&gt;
j’ai poursuivi les premières investigations dans la mesure où celles-ci&lt;br /&gt;
pouvait aider à l’interprétation des données formelles : les grands paradigmes soulignés&lt;br /&gt;
par G. Balandier : par ex. sur l’ordre opposé au désordre de la fête, sur l’institué en&lt;br /&gt;
contraste avec le spontané, etc. ces deux points ont fait l’objet de nouvelles recherches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout ce que la réalité festive montre comme processus symbolique qui fonctionne sur le même principe&lt;br /&gt;
que les formes musicales a été collationné : j’ai pu ainsi montrer, par ex. que le pot-pourri de&lt;br /&gt;
chants et de musique était à l’image de la réalité carnavalesque, c’est-à-dire composite&lt;br /&gt;
et hétérogène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’avantage de cette prise en compte des contextes et des situations de musique devrait&lt;br /&gt;
permettre d’interpréter les glissements sémantiques qui s’opèrent au cours de rites&lt;br /&gt;
similaires à l’intérieur des contenus des textes de chants. Il a offert, en outre, un angle d’approche plus original du passage du profane au religieux et réciproquement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc eu continuité dans le développement de la recherche qui a suivi la thèse mais une obsession demeure : comment mieux décrire les formes poético-musicales ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. La démarche&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai inscrit sur la synthèse cette phrase de M. Jousse qui résume ma démarche :&lt;br /&gt;
Le véritable observateur fait la synthèse d’abord car il ne peut rien observer qui ne&lt;br /&gt;
fasse partie d’un tout. Mais après il revient vérifier et confirmer chacun des gestes dans&lt;br /&gt;
le détail. Alors se fait la vérification.&lt;br /&gt;
Je considère que le véritable travail scientifique a pour moi commencé en 1985,&lt;br /&gt;
avec le souci constant d’échapper à l’empirisme, d’affiner mes outils d’analyse et mes&lt;br /&gt;
concepts, de rechercher la pertinence des objets d’étude, bref de m’inscrire dans une&lt;br /&gt;
recherche à la mesure du sujet, qui dépasse largement l’ethnomusicologie mais qui&lt;br /&gt;
précisait mieux les frontières de cette discipline qui n’est nullement appelée à parler de&lt;br /&gt;
tout.&lt;br /&gt;
3. En quoi consiste donc cet objet d’étude ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cadre de la triade sémiotique Percéenne, présentée dès l’introduction de la&lt;br /&gt;
thèse, je me suis progressivement limité aux formes chantées de quelques pays de&lt;br /&gt;
France et consacré à leur description. Le propre de ces formes artificielles, que Paul&lt;br /&gt;
Grice oppose aux formes dites naturelles de la conversation, c’est qu’elles sont&lt;br /&gt;
inégalement liées aux situations de communication, la fonction de leur musique est&lt;br /&gt;
essentiellement motrice et/ou émotionnelle. Leur principale caractéristique est qu’elles&lt;br /&gt;
suscitent des réactions affectives sur les récits qu’elles véhiculent ou sur leur objet. Elles&lt;br /&gt;
se distinguent des formes parlées par la très grande récursivité de leurs structures qui&lt;br /&gt;
donnent un accès direct aux états mentaux des interprètes et de leurs antécédents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.1. transparent 1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici l’exploration empirique préliminaire sur les répertoires festifs en flamand telle&lt;br /&gt;
qu’elle figure dans la thèse : .&lt;br /&gt;
Quitter l’empirisme c’est renoncer momentanément à ce qui avait fait le succès des&lt;br /&gt;
premiers folkloristes d’Europe centrale : les gros corpus traités globalement selon des&lt;br /&gt;
grilles comportant des critères d’analyse issus de la musique et de la littérature savantes.&lt;br /&gt;
Ce type d’approche, faute de méthode adéquate, a été poursuivi trente ans durant par les&lt;br /&gt;
chercheurs CNRS du MNATP.&lt;br /&gt;
Je récuse également l’existence de critères de classification se fondant sur la distinction&lt;br /&gt;
formelle, non prouvée, entre répertoires anciens et répertoires modernes dans la mesure&lt;br /&gt;
où j’observe une évolution et des transformations dans les structures et les formes issues&lt;br /&gt;
de mêmes chants et évoluant dans des sphères culturelles différentes au cours de&lt;br /&gt;
plusieurs siècles. J’ai donc vécu cette tradition des folkloristes comme un obstacle&lt;br /&gt;
épistémologique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrivant au LACITO, je prenais conscience que l’on pouvait éviter momentanément les&lt;br /&gt;
études formelles globales et statistiques, j’oubliais ainsi le mythe de l’existence de&lt;br /&gt;
formes stables indéfiniment variées, pouvant faire l’objet d’une classification. Je&lt;br /&gt;
réduisais par conséquent mes ambitions pour classer mes enregistrements en fonction&lt;br /&gt;
d’objectifs scientifiques mieux délimités, de problèmes intéressants (selon la suggestion&lt;br /&gt;
de N. Ruwet).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’approche percéenne, sous-tendant les problèmes musicaux que je me proposais&lt;br /&gt;
de résoudre, peut être résumée, grosso modo, de la manière suivante, dans son&lt;br /&gt;
adaptation à la musique et par exemple à l’un de ses paramètres musicaux les plus&lt;br /&gt;
importants, le rythme :&lt;br /&gt;
Le rythme comme tout objet symbolique est envisagé ici comme &amp;quot;signe&amp;quot; au&lt;br /&gt;
sens large, (Umberto Eco, 1980, 1992), renvoyant 1/ à un fondement (signe antérieur&lt;br /&gt;
ou pure possibilité expressive), 2/ à une réalisation factuelle ou objet, immédiat et&lt;br /&gt;
dynamique, enfin 3/ à un interprétant, processus de médiation entre le fondement et&lt;br /&gt;
l&amp;#039;objet qui, soit explique soit est la cause de l&amp;#039;aspect dynamique de la trace, c&amp;#039;est-àdire&lt;br /&gt;
de l&amp;#039;objet rythmique perçu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4 La signification&lt;br /&gt;
 C&amp;#039;est un processus [...] une dynamique, un mouvement qui rythme la construction du monde [...], l&amp;#039;infinité de ce processus, Peirce l&amp;#039;appelle sémiosis illimitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point central autour duquel se construit cette problématique, c&amp;#039;est le rapport entre le&lt;br /&gt;
sens saisi comme un fait, une valeur arrêtée et la signification donnée précisément&lt;br /&gt;
comme le processus d&amp;#039;engendrement du sens .&lt;br /&gt;
C’est une approche plus précise du sens que nous faisons nôtre en appliquant cette&lt;br /&gt;
triade sémiotique à chaque paramètre du chant qu’il soit poétique, mélodique ou&lt;br /&gt;
contextuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Approche formaliste&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transparent 2. En revenant de noces (Ex sonore)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Illustration de l’impossibilité d’interpréter une forme chantée considérée au seul plan&lt;br /&gt;
formaliste :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Comment déterminer la pertinence d’un problème à étudier ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’agit de mettre les formes en correspondance avec des contextes à reconnaître et à&lt;br /&gt;
décrire&lt;br /&gt;
Les critères que je retiens pour cerner cet objet et les possibilités de questionnement&lt;br /&gt;
sont les suivants :&lt;br /&gt;
un bon nombre de versions enregistrées, une documentation comparative fondée sur des&lt;br /&gt;
transcriptions des folkloristes, une abondante connaissance imprimée sur une tradition&lt;br /&gt;
particulière, enfin une bonne historicité des rites et des chants fondée sur l’existence de&lt;br /&gt;
bons documents antérieurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ière tentative de corrélation forme/contexte&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chant corrélée au travail, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transparent n° 3 : ritournelle sur un métier à tisser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chant historique, Transparent n° 4 : le Reuzelied (100p. d’analyse)&lt;br /&gt;
Étude synchronique comparée à des formes historiquement marquées par d’autres&lt;br /&gt;
courants idéologiques (Ex sonore).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres relations ont été établies entre, par exemple, les répertoires germanophones de&lt;br /&gt;
la Saint-Martin et la folklorisation du mythe de ce saint...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ponctuellement et parallèlement, j’ai abordé des sujets plus ethnologiques comme la&lt;br /&gt;
confusion des genres, la communication chantée, la survie de la musique bretonne,&lt;br /&gt;
l’éthique professionnelle etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. l’Hypothèse et ses questionnements possibles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par hypothèse, j’ai donc refusé catégoriquement l’approche formaliste, qui fait du chant&lt;br /&gt;
populaire et de la musique un pur objet méthodologique, en glissant vers une ontologie&lt;br /&gt;
qui interdit toute interprétation ethnologique de ces formes. J’ai préféré poser qu’il faut&lt;br /&gt;
une connaissance la plus complète possible des contextes liés à une forme chantée et&lt;br /&gt;
que pour cela il faut avoir recours à d’autres spécialistes, linguistes et anthropologues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5&lt;br /&gt;
L’avantage de ce point de vue a été de permettre d’affiner et de coordonner certains&lt;br /&gt;
outils d’analyse, d’exploiter une plus large documentation comparative, formelle et&lt;br /&gt;
situationnelle, centrée autour du problème retenu, de cerner enfin les fondements&lt;br /&gt;
cognitifs du chants mettant ainsi en évidence la nature des relations qui existe entre ce&lt;br /&gt;
fondement et les réalisations chantées. Ces liens se font entre la musique et la langue, la&lt;br /&gt;
musique et la poétique, la musique et les mentalités locales, la musique et le geste. On&lt;br /&gt;
aboutit ainsi à mieux isoler ce qui revient au style oral et plus finement au style local,&lt;br /&gt;
différent du voisin. Cette perspective n’est qu’à peine ébauchée mais pourra mieux&lt;br /&gt;
fonctionner dans la mesure où les chercheurs de plusieurs disciplines s’associeront et&lt;br /&gt;
seront suffisamment soutenus par les institutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les analyses des contenus littéraire ont été fondées sur les méthodes pratiquées en&lt;br /&gt;
littérature orale (V. Propp et R. Barthes), celle de la musique s’inspirent directement du&lt;br /&gt;
modèle phonologique de la paradigmatique et des méthodes distributionnelles. Ainsi,&lt;br /&gt;
l’analyse structurale qui rendait sceptique le musicologue du jury de thèse, s’est&lt;br /&gt;
considérablement développée, renforçant les possibilités de démonstration et&lt;br /&gt;
d’explication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici donc quelques résultats d’observations obtenues en considérant le seul rapport&lt;br /&gt;
Texte/musique ou Langue/musique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Résultats : Mélodies et paroles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les chants populaires on constate l’existence de structures rythmiques qui forment&lt;br /&gt;
système, de structures mélodiques organisées aussi en systèmes mais peu hiéarchisées&lt;br /&gt;
ou codées, enfin de structures poétiques, découpées par l’assonance, davantage que par&lt;br /&gt;
le nombre de syllabes. L’alternance fréquente de vers à terminaison masculine et&lt;br /&gt;
féminine, est une empreinte que peut modeler un rythme musical. Le chant montre ainsi&lt;br /&gt;
une combinaison de systèmes ordonnés par la répétition de leurs éléments, à l’intérieur&lt;br /&gt;
de chaque système. A un niveau supérieur, les trois systèmes entre eux : poétique,&lt;br /&gt;
mélodique et rythmique se combinent entre eux.&lt;br /&gt;
Par ailleurs, certaines concordances entre la segmentation mélodique et celle des paroles&lt;br /&gt;
sont parfois très frappantes, la succession des vers comme des mélodies donne souvent&lt;br /&gt;
au chant un caractère soit cyclique, soit ondulatoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Syllabes Non Significatives&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On constate l’usage immodéré de stéréotypes comme les particules vides, les syntagmes&lt;br /&gt;
figés en association avec des formules rythmo-mélodiques, toutes faites. Cette tendance&lt;br /&gt;
à l’expansion narrative se fait parallèlement à une expansion mélodique (Musilingue I,&lt;br /&gt;
P228), elle est très fréquente en Haute Bretagne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6. C’est le signe de l’extrême contrainte des systèmes qui ne peuvent être distendus que par l’introduction de phonèmes et de segments musicaux internes ou, le plus souvent, externes au système. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même l’usage de syllabes vides, en remplacement de parties de vers manquantes, forme dans le chant des refrains internes ou ritournelles. Cette fonction est dite complétive, elle est&lt;br /&gt;
largement utilisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces combinaisons se font en réseau, c’est-à-dire par la succession de deux,&lt;br /&gt;
trois ou quatre syllabes s’associant à des segments mélodiques par identité parfaite,&lt;br /&gt;
homologie ou parallélisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les cas enfin on trouvera des schèmes rythmiques, issus de durée, d’intensité voire&lt;br /&gt;
d’intonations de la langue parlée, assez bien respectés dans le chant. Dans les enfantines&lt;br /&gt;
les finales sont, comme dans la langue, longues et accentuées. Cependant, le jeu musical&lt;br /&gt;
se développant, ces matrices sont inconsidérément répétées et se modifient par le jeu&lt;br /&gt;
cérébral des symétries, des asymétries, des parallélismes de hauteurs, des reflets de&lt;br /&gt;
structures ou formes en miroir. Des schémas musicaux de durée ou d’accents, qui sont&lt;br /&gt;
alors régis par une pulsation régulière, peuvent être appliqués à la langue et former des&lt;br /&gt;
contre-sens linguistiques, des voyelles longues peuvent être écourtées (cf en Flamand)&lt;br /&gt;
ainsi que des syllabes non accentuées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces effets de contrastes sont inconsciemment ressentis par les auditeurs comme des&lt;br /&gt;
écarts à la langue dont la valeur musicale est avant tout émotionnelle et vaut celle,&lt;br /&gt;
littéraire, des tropes. La musique et ses effets peuvent ainsi se mémoriser et servir de&lt;br /&gt;
déclencheur à la fois à une mémoire sémantique des textes ainsi qu’à des émotions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conclusion&lt;br /&gt;
Cet effort qui me porte vers une plus grande scientificité de l’esthétique des chants&lt;br /&gt;
populaires, procède plus par constats quantitatifs et numériques, et davantage d’une&lt;br /&gt;
anthropologie de type sémiotique que de l’interprétation intuitive et irrationnelle qui&lt;br /&gt;
caractérise l’herméneutique.&lt;br /&gt;
L’étude de la musique des chants — que nous envisageons comme système sémiotique&lt;br /&gt;
de représentation et de communication — est un projet qui se développe lentement au&lt;br /&gt;
fur et à mesure des réflexions d’ordre théorique qui ont le mérite d’affiner les&lt;br /&gt;
descriptions formelles et la connaissance des chants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’agit — pour terminer sur une note quelque peu philosophique —, de mieux définir&lt;br /&gt;
ce qu’Hégel appelle l’Art comme apparence. Les mondes musicaux des apparences sont&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7&lt;br /&gt;
des mondes de signes comme nous le montrons tout au long de nos articles et ouvrages.&lt;br /&gt;
Ils consomment et transcendent la réalité, le chanteur imprimant sa culture à la nature&lt;br /&gt;
biologique de la musique. Ce qui est compris dans la perception esthétique de l’oeuvre&lt;br /&gt;
d’Art, ce sont des signes de l’existence. Les processus artistiques se déroulent comme&lt;br /&gt;
des édifications sélectives et hiérarchisantes qui se fondent sur des répertoires matériels&lt;br /&gt;
schématisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une meilleure prise en considération du sujet chantant, par le biais des méthodes de la&lt;br /&gt;
pragmatique, me tente actuellement. Elle va sans doute m’obliger à effectuer des contre-enquêtes&lt;br /&gt;
afin de mieux prendre en considération des éléments de perception et d’intentions que les chanteurs ne manifestent pas souvent de manière explicite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8&lt;br /&gt;
LEXIQUE&lt;br /&gt;
des définitions figurant&lt;br /&gt;
dans les articles&lt;br /&gt;
Bricolage 119&lt;br /&gt;
Changement Doc. n°30 :11&lt;br /&gt;
Classe d’Équivalence 290&lt;br /&gt;
Cognitif&lt;br /&gt;
Communauté symbolique&lt;br /&gt;
Contenu (analyse) 198&lt;br /&gt;
Critère musical 453&lt;br /&gt;
Culture 89&lt;br /&gt;
Dominance 196-7&lt;br /&gt;
Durée&lt;br /&gt;
Énonciation 181&lt;br /&gt;
Esthésique 188&lt;br /&gt;
Ethnolinguistique&lt;br /&gt;
Ethnomusicologie 229&lt;br /&gt;
Ethnologie 163&lt;br /&gt;
Fait social total&lt;br /&gt;
165, 188, 230&lt;br /&gt;
Fonctions 451&lt;br /&gt;
Formes symboliques&lt;br /&gt;
188, 240, 401&lt;br /&gt;
Formulaire 181-197&lt;br /&gt;
Folklore 181-82&lt;br /&gt;
Folklorisation 170&lt;br /&gt;
Genres 448,415-26&lt;br /&gt;
Gigantisation 255&lt;br /&gt;
Inférence 483&lt;br /&gt;
Interdisciplinarité 443&lt;br /&gt;
Intégration sociale 267&lt;br /&gt;
Interprétant 185-95&lt;br /&gt;
Métonymie&lt;br /&gt;
Métrique&lt;br /&gt;
Modèle 455&lt;br /&gt;
Module 316&lt;br /&gt;
Musilingue 177&lt;br /&gt;
183, 232,494&lt;br /&gt;
Octosyllabe 280&lt;br /&gt;
Période 275&lt;br /&gt;
Pertinence 447&lt;br /&gt;
Phonologie 33&lt;br /&gt;
Phrase musicale275-92&lt;br /&gt;
Poïétique 188&lt;br /&gt;
Poétique 189-93&lt;br /&gt;
Répétition 198&lt;br /&gt;
Référence&lt;br /&gt;
Rézeptiontheorie 201&lt;br /&gt;
Rhème 409&lt;br /&gt;
Rite 402&lt;br /&gt;
Rythmique&lt;br /&gt;
Schéma 299&lt;br /&gt;
Sémantique (charge)183&lt;br /&gt;
Sémiosis 195&lt;br /&gt;
Sémiotique 167-68,239&lt;br /&gt;
Sens 195&lt;br /&gt;
Signe 185, 240&lt;br /&gt;
Signification 195&lt;br /&gt;
Structuration (2ble) 196&lt;br /&gt;
Strophe mélodique 279&lt;br /&gt;
Symbolisme 263&lt;br /&gt;
Synecdoque&lt;br /&gt;
Système 299&lt;br /&gt;
Timbre 194&lt;br /&gt;
Type 291&lt;br /&gt;
(forme) 449&lt;br /&gt;
Transformation&lt;br /&gt;
Tropes&lt;br /&gt;
Validation 311&lt;br /&gt;
Variation 184&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Springeram</name></author>
		
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